On va chez le médecin à chaque année, le dentiste aussi souvent, le nutritionniste quelques fois, le physiothérapeute à chaque blessure et à l’hôpital le moins possible. Beaucoup de ces rendez-vous concernent notre santé physique, mais quelle place faisons-nous à notre santé mentale ?

Et si, pour une fois, la santé mentale devenait aussi prioritaire que la santé physique ? Faire de la place au repos, à la méditation, à la socialisation ont maintes fois prouvé leur utilité, mais nous tardons, comme société, à leur donner une place dans notre quotidien. Défi encore plus ardu lorsque l’horaire surchargé d’un étudiant lui rappelle sans cesse qu’il y a 14 000 travaux qui l’attendent.

En avril 2016, une idée a émergée d’un groupe d’étudiants de Polytechnique : celle d’utiliser un wagon de métro MR-63 à l’intérieur de leur université. De cette idée invraisemblable est née un comité voué à la réalisation de ce projet et qui, après de multiples consultations, décida de lui donner la vocation d’espace bien-être dans une école conscientisée par le sujet.

Santé mentale

La santé mentale se définit par un bien-être personnel qui incite l’individu à remarquer ses capacités et ses qualités, à accomplir productivement son travail, à être en mesure de gérer les problèmes de la vie courante et à contribuer à la vie communautaire. Cela mène à la réalisation de soi, un concept recherché pour un équilibre mental.

La croyance populaire sur la santé mentale est qu’elle est toujours reliée avec les troubles mentaux. Ce n’est pourtant pas le cas. Chez les étudiants, une mauvaise santé mentale peut mener à l’isolement de soi, une perte d’intérêt pour les études et les activités, une fatigue chronique et une augmentation anormale du stress. Elle doit être prise en compte au même titre que la santé physique pour rechercher un équilibre et obtenir un bien-être personnel.

Activités

Dès l’automne prochain, la communauté de Polytechnique aura la chance de découvrir la Station Polytechnique-Alstom qui offrira des activités selon trois volets : un libre accès aux installations en tout temps, des activités organisées, mais en libre service et des activités programmées par des étudiants et des professionnels. Elles seront liées à la sensibilisation de la santé mentale et au bien-être, aussi bien personnel que collectif, que ce soit en encourageant de saines habitudes de vie, en brisant l’isolement, en augmentant l’estime de soi, en réduisant le stress ou en aidant à l’intégration des nouveaux étudiants.

En pratique, comment utiliser une voiture de métro, longue de 17 mètres, et suspendue dans le vide à côté de l’atrium dans le plus récent pavillon? Les étudiants seront invités, par exemple, à profiter d’une séance de zoothérapie avec les plus mignons des bébés chiens, d’une période de coloriage anti-stress d’intégrales (ou pas!) ou commencer à pratiquer le yoga structural, imitant des positions de ponts célèbres. En fait, l’objectif est de rassembler toutes les activités touchant au bien-être en un point central dans l’université.

Les étudiants seront donc invités à soumettre des idées d’évènements qui se réaliseront et auront l’impact d’améliorer le bien-être de la population universitaire.

Implication étudiante

Tous les étudiants du comité Station Polytechnique travaillent d’arrache-pied pour étudier les plans architecturaux, mécaniques et électriques, chercher le financement nécessaire à la viabilité du projet et évaluer les différentes possibilités de programmation dans la voiture. Notre voiture est également aménagée par des étudiants en design industriel de l’Université de Montréal. Bref, chacune des étapes de ce projet a été réalisée par des étudiants, pour les étudiants.

Maintenant, c’est le moment d’entrer à bord de ce projet inédit et de faire de la santé mentale une priorité, pour que tous les étudiants puissent s’épanouir et apprécier pleinement leur vie universitaire. Soyez témoins de la transformation notre voiture en une station de bien-être!

L’équipe Station Polytechnique